Programme : Réhabilitation de l’école Voltaire
Localisation : Loos (59)
Maîtrise d’ouvrage : Ville de Loos
Maître d’œuvre : Béal&Blanckaert (mandataire) + Atelier POST + ALTERN + IMPACT + BET Gelez + Becquart + Art Acoustique
Surface : 1300 m2
Budget : 3 465 000 € HT compris paysage & VRD
Statut : DCE
Mode constructif : Rénovation lourde et biosourcée / ITI béton de chanvre / Surélévation structure bois
Photographies état existant avant travaux : Ludovic Blanckaert
Dans le cadre du regroupement sur un même site de 7 classes de l’enseignement primaire actuellement séparées par une rue, la ville prévoit la réhabilitation d’un bâtiment d’époque moderne contenant 3 classes et la transformation de l’actuel conservatoire de musique à rayonnement communal.
Anticipant sur l’augmentation des effectifs à encadrer, elle ajoute au programme 2 classes que la surface de l’ensemble des locaux actuels ne permet pas d’accueillir.
Un projet d’extension s’impose alors. Une surélévation de l’école Voltaire actuelle est proposée afin de ne pas ajouter d’emprise au sol. Dans le même temps, la nécessité de renforcer le lien entre l’école et la nature fait supprimer l’enrobé des cours de récréation pour faire émerger un jardin organisé autour des tilleuls existants.
La surélévation adresse à la rue un profil de 3 petits pignons à double pan, comme des petites maisons en réponse au pignon de la courée voisine. Elle confère au projet un sentiment de domesticité accueillant et rassurant pour les enfants.
L’ancien conservatoire (1894) et la surélévation du bâtiment de l’école Voltaire (années 70) possèdent chacun une identité forte qu’une coursive s’attache à préserver tout en les reliant. Celle-ci permet de restituer de grandes classes (70m²) à l’intérieur des bâtiments et dans leur emprise actuelle.
L’ancien local chaufferie gaz, ajouté à un moment de l’histoire à l’articulation entre ces 2 bâtiments disparait pour laisser place à un nouveau parvis et clarifier par le vide le dialogue entre les deux bâtiments existants. Le gaz, ressource fossile obsolète est remplacé par une chaufferie biomasse.
Trois époques se croisent ici, chaque intervention témoigne d’enjeux de sociétés contemporains. La plus actuelle cherchant à réparer l’existant, à adapter l’école aux changements climatiques et aux impératifs de confort nécessaire aux conditions d’apprentissage les plus favorables, pour les élèves et pour l’équipe pédagogique.
Le bâtiment ancien est isolé en béton de chanvre et enduit en terre crue pour garantir une bonne qualité d’air et une bonne régulation hygrothermique. Les grandes ouvertures sont conservées et les menuiseries restaurées et doublées par du survitrage. La coursive permet d’éviter les surchauffes.
Souhaitons que tout l’enthousiasme versé dans le projet et les multiples histoires qui s’y racontent inspirent les jeunes pousses à rêver d’un avenir désirable et surtout, à le concrétiser.